L'unique sacerdoce du Christ participé par des hommes choisis par Dieu

“Tout grand prêtre, en effet, est pris parmi les hommes ; il est établi pour intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu ; il doit offrir des dons et des sacrifices pour les péchés. Il est capable de compréhension envers ceux qui commettent des fautes par ignorance ou par égarement, car il est, lui aussi, rempli de faiblesse ; et, à cause de cette faiblesse, il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés comme pour ceux du peuple. On ne s’attribue pas cet honneur à soi-même, on est appelé par Dieu, comme Aaron. Il en est bien ainsi pour le Christ : il ne s’est pas donné à lui-même la gloire de devenir grand prêtre ; il l’a reçue de Dieu, qui lui a dit : Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré, car il lui dit aussi dans un autre psaume : Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité.” (Lettre aux Hébreux 5,1-6; cf. aussi Psaume 110,4)

Commentaire de la Lettre aux Hébreux 5,1-6 à partir du Catéchisme de l'Eglise Catholique (CEC) 1/5

L'unique sacerdoce du Christ

Toutes les préfigurations du sacerdoce de l’Ancienne Alliance [les grands prêtres dont parle He 5,1] trouvent leur accomplissement dans le Christ Jésus "unique médiateur entre Dieu et les hommes“ (1 Tm 2, 5). Melchisédech, ”prêtre du Dieu Très Haut" (Gn 14, 18), est considéré par la Tradition chrétienne comme une préfiguration du sacerdoce du Christ, unique "Grand prêtre selon l’ordre de Melchisédech" (He 5,10 ; 6,20), "saint, innocent, immaculé" (He 7, 26), qui, "par une oblation unique a rendu parfaits pour toujours ceux qu’il sanctifie" (He 10, 14), c’est-à-dire par l’unique sacrifice de sa Croix. Le sacrifice rédempteur du Christ est unique, accompli une fois pour toutes. Et pourtant, il est rendu présent dans le sacrifice eucharistique de l’Église. Il en est de même de l’unique sacerdoce du Christ : il est rendu présent par le sacerdoce ministériel sans que soit diminuée l’unicité du sacerdoce du Christ : "Aussi le Christ est-Il le seul vrai prêtre, les autres n’étant que ses ministres" (st Thomas d’Aquin, Hebr. 7, 4). (CEC n° 1544-1545)

Commentaire de la Lettre aux Hébreux 5,1-6 à partir du Catéchisme de l'Eglise Catholique (CEC) 2/5

Deux participations à l’unique sacerdoce du Christ

Le Christ, grand prêtre et unique médiateur, a fait de l’Église "un Royaume de prêtres pour son Dieu et Père" (Ap 1,6; cf. Ap 5,9-10; 1 P 2,5.9). Toute la communauté des croyants est, comme telle, sacerdotale. Les fidèles exercent leur sacerdoce baptismal à travers leur participation, chacun selon sa vocation propre, à la mission du Christ, Prêtre, Prophète et Roi. C’est par les sacrements du Baptême et de la Confirmation que les fidèles sont "consacrés pour être […] un sacerdoce saint" (LG 10). (CEC n° 1546)

Le sacerdoce ministériel ou hiérarchique des évêques et des prêtres, et le sacerdoce commun de tous les fidèles, bien que "l’un et l’autre, chacun selon son mode propre, participent de l’unique sacerdoce du Christ" (LG 10), diffèrent cependant essentiellement, tout en étant "ordonnés l’un à l’autre" (LG 10). En quel sens ? Alors que le sacerdoce commun des fidèles se réalise dans le déploiement de la grâce baptismale, vie de foi, d’espérance et de charité, vie selon l’Esprit, le sacerdoce ministériel est au service du sacerdoce commun, il est relatif au déploiement de la grâce baptismale de tous les chrétiens. Il est un des moyens par lesquels le Christ ne cesse de construire et de conduire son Église. C’est pour cela qu’il est transmis par un sacrement propre, le sacrement de l’Ordre. (CEC n° 1547)

Commentaire de la Lettre aux Hébreux 5,1-6 à partir du Catéchisme de l'Eglise Catholique (CEC) 3/5

Le ministre ordonné agit en la personne du Christ-Tête et Pasteur de l'Eglise qui est son Corps

Dans le service ecclésial du ministre ordonné, c’est le Christ lui-même qui est présent à son Église en tant que Tête de son corps, Pasteur de son troupeau, grand prêtre du sacrifice rédempteur, Maître de la Vérité. C’est ce que l’Église exprime en disant que le prêtre, en vertu du sacrement de l’Ordre, agit in persona Christi Capitis [en la personne du Christ-Tête] (cf. LG 10 et 28 ; SC 33 ; CD 11; PO 2 et 6). (CEC n° 1548)

Cette présence du Christ dans le ministre ne doit pas être comprise comme si celui-ci était prémuni contre toutes les faiblesses humaines, l’esprit de domination, les erreurs, voire le péché. La force de l’Esprit Saint ne garantit pas de la même manière tous les actes des ministres. Tandis que dans les sacrements cette garantie est donnée, de sorte que même le péché du ministre ne peut empêcher le fruit de grâce, il existe beaucoup d’autres actes où l’empreinte humaine du ministre laisse des traces qui ne sont pas toujours le signe de la fidélité à l’Evangile, et qui peuvent nuire par conséquent à la fécondité apostolique de l’Église. (CEC n° 1550)

Ce sacerdoce est ministériel. "Cette charge, confiée par le Seigneur aux pasteurs de son peuple, est un véritable service" (LG 24). Il est entièrement référé au Christ et aux hommes. Il dépend entièrement du Christ et de son sacerdoce unique, et il a été institué en faveur des hommes et de la communauté de l’Église. Le sacrement de l’Ordre communique "un pouvoir sacré", qui n’est autre que celui du Christ. L’exercice de cette autorité doit donc se mesurer d’après le modèle du Christ qui par amour s’est fait le dernier et le serviteur de tous (cf. Mc 10, 43-45 ; 1 P 5, 3). "Le Seigneur a dit clairement que le soin apporté à son troupeau était une preuve d’amour pour Lui" (S. Jean Chrysostome, sac. 2, 4 : PG 48, 635 D ; cf. Jn 21,15-17). (CEC n° 1551)

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Le ministre ordonné agit aussi au nom de toute l'Eglise

Le sacerdoce ministériel n’a pas seulement pour tâche de représenter le Christ – Tête de l’Église – face à l’assemblée des fidèles, il agit aussi au nom de toute l’Église lorsqu’il présente à Dieu la prière de l’Église (cf. SC 33) et surtout lorsqu’il offre le sacrifice eucharistique (cf. LG 10). "Au nom de toute l’Église", cela ne veut pas dire que les prêtres soient les délégués de la communauté. La prière et l’offrande de l’Église sont inséparables de la prière et de l’offrande du Christ, son Chef. C’est toujours le culte du Christ dans et par son Église. C’est toute l’Église, corps du Christ, qui prie et qui s’offre, "per ipsum et cum ipso et in ipso“, dans l’unité du Saint-Esprit, à Dieu le Père. Tout le corps, ”caput et membra", prie et s’offre, et c’est pourquoi ceux qui, dans le corps, en sont spécialement les ministres, sont appelés ministres non seulement du Christ, mais aussi de l’Église. C’est parce que le sacerdoce ministériel représente le Christ qu’il peut représenter l’Église. (CEC n° 1552-1553)

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Les ministres ordonnés sont choisis et appelés par Dieu

Nul n’a un droit à recevoir le sacrement de l’Ordre. En effet, nul ne s’arroge à soi-même cette charge. On y est appelé par Dieu (cf. He 5,4). Celui qui croit reconnaître les signes de l’appel de Dieu au ministère ordonné, doit soumettre humblement son désir à l’autorité de l’Église à laquelle revient la responsabilité et le droit d’appeler quelqu’un à recevoir les ordres. Comme toute grâce, ce sacrement ne peut être reçu que comme un don immérité. (CEC n° 1578)

Qu'est-ce que le Sacrement de l'Ordre?

L’Ordre est le sacrement grâce auquel la mission confiée par le Christ à ses Apôtres continue à être exercée dans l’Église jusqu’à la fin des temps : il est donc le sacrement du ministère apostolique. Il comporte trois degrés : l’épiscopat, le presbytérat et le diaconat. (CEC n° 1536)

“Le sacerdoce n’est donc pas seulement une « charge », mais un sacrement : Dieu se sert d’un pauvre homme pour être, à travers lui, présent pour les hommes et agir en leur faveur. Cette audace de Dieu qui se confie à des êtres humains et qui, tout en connaissant nos faiblesses, considère les hommes capables d’agir et d’être présents à sa place – cette audace de Dieu est la réalité vraiment grande qui se cache dans le mot « sacerdoce ». Que Dieu nous considère capables de cela, que de cette manière il appelle les hommes à son service et qu’ainsi de l’intérieur il se lie à eux”. (Benoît XVI, Homélie pour la solennité du Sacré Cœur de Jésus, Vendredi 11 juin 2010)

Tu te pose la question de ta vocation ? Tu cherches quelle place le Seigneur veut pour toi dans son Eglise ?

Le Seigneur appelle tous les êtres humains au baptême, et tout baptisé est appelé à participer à la mission d'évangélisation confiée par le Christ à son Eglise selon sa vocation propre. De même qu'il y a plusieurs charismes dans l'Eglise (cf. 1 CO 12,7-11), il y a également, outre la vocation universelle au baptême, plusieurs vocations particulières spécifiques. Si tu souhaites en apprendre davantage et trouver des pistes pour commencer un discernement personnel par rapport à la vocation à laquelle le Seigneur t'appelle, à ta propre vocation, et ceci est possible dès le plus jeune âge, alors tu peux par exemple consulter le site internet du Centre Romand des Vocations.

Pour un discernement vocationnel dès le plus jeune âge, tu peux participer à un camp “vocations" (différentes propositions par classes d'âge, dès 8 ans et jusqu'à 20 ans). Intéressé(e) ? Alors clique ici.

Pour en savoir davantage sur les diverses vocations chrétiennes existantes et pour trouver des contacts te permettant de t'orienter vers l'une ou l'autre d'entre elles, clique ici.

Pour trouver des moyens d'être accompagné(e) dans le discernement de ta vocation et connaître des évènements qui t'y aideront, clique ici.

 

Tu te sens appelé à devenir prêtre ? Ou tu veux au contraire chercher à confirmer que tu n'y es pas appelé ?

Si tu es un jeune homme baptisé et que tu te sens concerné par l'une de ces questions, n'hésite pas à prendre contact avec l'une des personnes ci-dessous. Ce pas ne t'engage à rien, il ne signifie pas l'entrée au séminaire pour cheminer vers le sacerdoce ministériel. Il te permettra simplement de prendre au sérieux les questions qui t'habitent et te donneras les moyens pour y trouver des réponses. N'attends donc pas plus longtemps et contacte :

Pour le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg (ce diocèse comprend également le Canton de Neuchâtel), parties francophone et germanophone : abbé Nicolas Glasson, recteur de la Maison des Séminaires et vicaire épiscopal du diocèse pour la culture de l’appel, les vocations et la formation des séminaristes, via l'adresse mail nicolas.glasson@kath-fr.ch.

Pour le diocèse de Sion, parties francophone et germanophone : chanoine Richard Lehner, vice-recteur de la Maison des Séminaires et vicaire général du diocèse, via l'adresse mail richard.lehner@cath-vs.org.

Pour les deux diocèses, parties francophones et germanophones : abbé Martial Python, père spirituel de la Maison des Séminaires et responsable du pré-discernement pour les deux diocèses, via l'adresse mail martial.python@cath-fr.ch 

 

Devenir prêtre : parcours et formation

Tu souhaites en apprendre davantage quant à la préparation au sacerdoce ministériel, alors n'hésite pas à faire un tour sur le site internet de la Maison des Séminaires

Tu y trouveras des informations quant aux différentes étapes du parcours, aux quatre dimensions de la formation, aux acteurs impliqués dans la formation, des témoignages sur la vie au séminaire et sur le parcours menant au ministère ordonné de prêtre diocésain, ainsi que la possibilité de partager des temps de prière et la messe avec les séminaristes actuellement en formation.

Tu Trouveras également ci-dessous les sites des autres principaux acteurs engagés dans la formation au ministère de prêtre :

Le Centre Romand de Formation en Eglise (CCRFE)

La Faculté de Théologie de l'Université de Fribourg

 

Le Catéchisme de l'Eglise catholique (CEC) nous enseigne :

S. Paul dit à son disciple Timothée : " Je t’invite à raviver le don que Dieu a déposé en toi par l’imposition de mes mains " (2 Tm 1, 6), et " celui qui aspire à la charge d’évêque, désire une noble fonction " (1 Tm 3, 1). A Tite, il disait : " Si je t’ai laissé en Crète, c’est pour y achever l’organisation, et pour établir dans chaque ville des presbytres, conformément à mes instructions " (Tt 1, 5). CEC 1590

Toute l’Église est un peuple sacerdotal. Grâce au Baptême, tous les fidèles participent au sacerdoce du Christ. Cette participation s’appelle " sacerdoce commun des fidèles ". Sur sa base et à son service existe une autre participation à la mission du Christ ; celle du ministère conféré par le sacrement de l’Ordre, dont la tâche est de servir au nom et en la personne du Christ-Tête au milieu de la communauté. CEC 1591

Le sacerdoce ministériel diffère essentiellement du sacerdoce commun des fidèles parce qu’il confère un pouvoir sacré pour le service des fidèles. Les ministres ordonnés exercent leur service auprès du peuple de Dieu par l’enseignement (munus docendi), le culte divin (munus liturgicum) et par le gouvernement pastoral (munus regendi). CEC 1592

Depuis les origines, le ministère ordonné a été conféré et exercé à trois degrés : celui des Évêques, celui des presbytres et celui des diacres. Les ministères conférés par l’ordination sont irremplaçables pour la structure organique de l’Église : Sans l’Evêque, les presbytres et les diacres, on ne peut parler d’Église (cf. S. Ignace d’Antioche, Trall. 3,1). CEC 1593

L’Evêque reçoit la plénitude du sacrement de l’Ordre qui l’insère dans le Collège épiscopal et fait de lui le chef visible de l’Église particulière qui lui est confiée. Les Évêques, en tant que successeurs des Apôtres et membres du Collège, ont part à la responsabilité apostolique et à la mission de toute l’Église sous l’autorité du Pape, successeur de S. Pierre. CEC 1594

Les presbytres sont unis aux évêques dans la dignité sacerdotale et en même temps dépendent d’eux dans l’exercice de leur fonctions pastorales ; ils sont appelés à être les coopérateurs avisés des Évêques ; ils forment autour de leur Evêque le " presbyterium " qui porte avec lui la responsabilité de l’Église particulière. Ils reçoivent de l’évêque la charge d’une communauté paroissiale ou d’une fonction ecclésiale déterminée. CEC 1595

Les diacres sont des ministres ordonnés pour les tâches de service de l’Église ; ils ne reçoivent pas le sacerdoce ministériel, mais l’ordination leur confère des fonctions importantes dans le ministère de la Parole, du culte divin, du gouvernement pastoral et du service de la charité, tâches qu’ils doivent accomplir sous l’autorité pastorale de leur Evêque. CEC 1596

Le sacrement de l’Ordre est conféré par l’imposition des mains suivie d’une prière consécratoire solennelle qui demande à Dieu pour l’ordinand les grâces du Saint Esprit requises pour son ministère. L’ordination imprime un caractère sacramentel indélébile. CEC 1597

L’Église confère le sacrement de l’Ordre seulement à des hommes (viris) baptisés, dont les aptitudes pour l’exercice du ministère ont été dûment reconnues. C’est à l’autorité de l’Église que revient la responsabilité et le droit d’appeler quelqu’un à recevoir les ordres. CEC 1598

Dans l’Église latine, le sacrement de l’Ordre pour le presbytérat n’est conféré normalement qu’à des candidats qui sont prêts à embrasser librement le célibat et qui manifestent publiquement leur volonté de le garder pour l’amour du Royaume de Dieu et du service des hommes. CEC 1599

Il revient aux Évêques de conférer le sacrement de l’Ordre dans les trois degrés. CEC 1600

Pour en apprendre davantage, nous vous invitons à lire les n° 1536 à 1589 du Catéchisme de l'Eglise catholique (CEC) que vous pouvez trouver sur cette page et celles qui suivent.